Comment aider l'Afrique via l'Internet

Projets de télémédecine, tableaux blancs interactifs pour les écoles d'Afrique: une conférence sur la solidarité numérique se tiendra le 24 novembre à Lyon, afin de trouver les moyens de réduire la fracture numérique entre le nord et le sud.

La solidarité numérique est "l'un des seuls moyens efficaces, en tout cas prometteurs, de faire avancer le développement, en particulier en Afrique", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, lors de la présentation de cette conférence à Paris.

Les participants -chefs d'Etat et de gouvernement et acteurs privés- proposée par le président sénégalais Abdoulaye Wade, discuteront principalement des moyens d'assurer le financement de cette solidarité numérique et notamment de la généralisation du "principe du 1% numérique".

Ce principe propose aux collectivités publiques et aux entreprises volontaires d'introduire une clause de solidarité numérique dans leurs appels d'offres informatiques et télécoms. "A travers le projet d'1%, c'est 30 milliards de dollars qui pourraient globalement, si tout était parfait, aller dans cette perspective", a déclaré Jean-Jack Queyranne, président PS de la région Rhône-Alpes, un des membres fondateurs du Fonds de solidarité numérique (FSN). "Jusqu'à présent, il y a eu des déclarations, des sommets à Genève et Tunis (2003 et 2005) qui ont appelé à des mesures concrètes mais celles-ci tardent à se mettre en place", a-t-il estimé.

Deux projets seront également présentés lors de cette conférence, a indiqué Alain Madelin, président du Fonds mondial de solidarité numérique.

Le premier porte sur 1.000 unités de télémédecine pour l'Afrique "afin d'assurer la formation du personnel soignant, apporter une aide très concrète comme interpréter une échographie ou analyser le sang", a-t-il précisé. Le second prévoit de doter des enseignants africains de tableaux blancs interactifs, écrans projetés au mur, "reliés à une base de programmes pour tous les niveaux d'enseignement", a-t-il poursuivi.

Moins de 4% des Africains ont aujourd'hui un accès à internet, contre 9% en moyenne pour les pays en développement.

Source : TV5/AFP