Réemploi et recyclage
Vue l’ampleur des besoins en matière d’accès à la société de l’information il est nécessaire d’envisager le recours au matériel de seconde main. Dans cet objectif, il est plus que nécessaire de mettre en place une chaîne viable et organisée permettant d’assurer la prise en charge, le test, le reconditionnement, le transport et la réutilisation du matériel informatique, ainsi que son élimination lorsqu’il arrive en fin de vie.
De nouvelles perspectives pour un réemploi informatique durable et solidaire.
Depuis quelques années, l’envoi vers les pays en développement de matériel informatique de seconde main se développe fortement, de manière artisanale, dispersée et sans respecter les normes environnementales. Pourtant, des structures bien organisées (ComputerAid, Close the Gap Ateliers sans frontières, les ateliers du bocage, Ecodair, Afnet, Computers For Schools Kenya, etc.) œuvrent dans le sens du réemploi informatique solidaire et permettent à un grand nombre de personnes en situation d’exclusion de retrouver un emploi. La directive européenne sur les D3E ouvre de nouvelles perspectives à l’économie sociale et solidaire, en générant de nouveaux emplois sociaux au sein d’une filière de reconditionnement de matériel informatique résolument axée sur le développement durable. Bien encadré, le réemploi du matériel informatique permet d’en prolonger la durée de vie et assure un accès aux TICs à moindre coût tout en préservant les ressources naturelles. Il s’agit ensuite de le compléter par une filière de recyclage viable.
Le programme ordi2.0 développé en France
A travers ce programme à l’initiative de la délégation aux usages de l’Internet en France, le FSN, l’ASN et leurs partenaires proposent de structurer une nouvelle filière de réemploi et recyclage informatique afin de répondre à l’immense besoin d’équipement informatique des communautés défavorisées. Cette nouvelle filière favorisera, en amont, le réemploi systématique du matériel informatique en état de marche, puis en aval, le recyclage environnemental des déchets électronique définitivement hors service. Il est également important de noter que le réemploi favorise l’e-inclusion par une réduction des coûts des équipements élargissant ensuite leur diffusion auprès des personnes les plus démunies.
Partenaires du programme ordi2.0 développé en France : Secrétariat d'État chargé de la prospective, de l'évaluation des politiques publiques et du développement de l'économie numérique ; Ministère en charge de l’Education Nationale ; Ministère en charge de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durable ; Ministère en charge de des Affaires Etrangères et européennes ; Ministère en charge de la réforme de l'Etat, dont la Direction Générale de la Modernisation de l'État ; Ministère en charge du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, dont la Direction Nationale d’Interventions Domaniales (DNID) ; DIACT ; AFNET ;- ACIDD/TIC21 ; Agence mondiale de solidarité numérique (ASN) ; Fonds de Solidarité Numérique (FSN) ; Association des Maires des Grandes; Villes de France (AMGVF) ; Association Villes Internet ; ADEME ; Renaissance numérique; Ateliers du Bocage.
Optimisation du recyclage des déchets électroniques dans les pays en développement : le programme de gestion des déchets électroniques en Afrique
L’utilisation massive d’équipements TIC dans le but de permettre un accès généralisé à la société des
connaissances, pose avec acuité le problème des déchets électronique. Selon l'institut d'études Gartner, la barre du milliard de PC en activité sur la planète vient d'être franchie. Toujours selon Gartner, plus de 180 millions de PC seront remplacés. Une estimation établit que plus de 35 millions seront jetés en pleine nature sans aucune précaution quant aux produits toxiques qu'ils contiennent.
Les volumes de déchets informatiques augmentent chaque année de 3 à 5 % entraînant insidieusement l’augmentation de la présence de matières poll uantes dans l’environnement. Ainsi le réemploi, solution permettant de prolonger la durée de vie des équipements informatiques est une alternative intéressante à la production et permet de limiter l’impact environnemental et sanitaire des déchets électroniques générés par les cycles accélérés de production et de recyclage. Elle favorise donc la réduction globale de l’empreinte écologique des équipements informatiques.
Le Programme développé par le FSN, Hewlett Packard et l’Empa fait figure de pionnier dans le développement d’une chaîne viable de traitement des DEEE dans les pays en développement. Il vise à : - protéger les populations et leur cadre de vie des effets néfastes des déchets électroniques - rendre plus viable la gestion des déchets électriques et électroniques par la création de nouveaux emplois et l’amélioration des conditions de travail dans ce domaine.
Dans le cadre de ce programme, un état des lieux de la gestion des déchets électroniques a été dressé dans 3 pays pilotes : le Kenya, le Maroc et le Sénégal. Ces études suggèrent la création de filières de recyclage des DEEE à l’échelle nationale et sous régionale, en coordination avec les initiatives identifiées à l’échelle internationale.
Le programme a aussi permis de mettre sur pied une unité modèle de recyclage des déchets électroniques à Cape Town. Cette unité, lancée en mars 2008 pourra traiter plus de 150'000 tonnes de DEEE par an, elle a permis dores et déjà la création de près d’une vingtaine d’emplois. Le numéro spécial e-waste du FSN présente un résumé de ce programme.
Le Programme E-waste Management in Africa a permis d’identifier un certain nombre d’actions concrètes à mener :
- état des lieux de la gestion des DEEE dans les pays où cela est nécessaire
- formation et sensibilisation des récupérateurs - sensibilisation des populations
- sensibilisations des administrations
- mise en place d‘infrastructures de recyclage (organisation de la collecte, du tri, du démantèlement, etc.)
Partenaires des actions de solidarité numérique en matière de Réemploi et de recyclage :
|
|


